| Un fait étrange, qui me dérange |
Arrêtes un peu de me servir du bébé,
toi et moi on ne sait que trop bien jusqu'où tout ça nous aura menés.Ce ne sont plus tes mots doux,tes caresses et tes promesses au creu de mon cou que je redoute, demain..Faire de l'air avec plus rien,plus rien d'autre qu'une histoire passée,me retourner les larmes aux yeux,les bras croisés,te dire adieu.Solution saline et cheveux en bataille,mascara griffant mes joues,mes doigts bouffés par l'arthrite,mes songes par le remord,celui de partir,de partir et de ne jamais te revenir.Claquer des talons sur l'asphalte et pousser un soupir en me bouffant les lèvres pour retenir ma peine,la murer à l'intérieur,la tête haute,le moral au plus bas.Ne pas t'entendre me hurler que tout pourrait-être différent, rien ne l'a jamais été,pourquoi tout changer,on avait pourtant déjà bien mal commencé.Tu nous a déserté,il y a longtemps déjà, comme si tu n'avais même jamais été présent, comme si tes baisers étaient toujours fuyants; entre deux trains,un au revoir de la main,des rires gâtés d'habitude,des nuits lassés de ton absence,où de ta présence justement; avec d'autres.Celles que tu n'aimes pas,celles que j'appelle Elles en les montrant du doigt,celles qui ne comptent pas;mais qui demeurent là.Elles.La distance se tend comme un fil invisible prêt à craquer sous la pression,je vais tomber,mais ne me rattrappe surtout plus jamais.Cette sombre et fragile idylle est un refrain qui n'est plus au rythme de nos vies,une litanie qui t'emprisonne,une camisole qui t'oblige à mes côtés et me dévaste de n'être plus la seule,il faut savoir finir,avant qu'on en oublie les raisons pour lesquelles tout à commencé;Alors bébé en tout bien tout honneur,
Vas t'en miauler sous d'autres toits, je sors les griffes.
•Je tombe les larmes mais pas les armes.•